Applications de proteodies en viticulture

Après 20 années de recherches pour caractériser les effets de la Génodique sur différents types de plantes, la société Genodics a développé plusieurs applications pour la viticulture. Cette technique présente un intérêt manifeste pour la prévention de maladies, en particulier de celles sans solution, ou bien en complément de traitements usuels pour réduire ou sécuriser leur utilisation

Prévention et réduction des effets des maladies du bois (Esca, BDA et eutypiose)

Depuis 2003, nous appliquons le Procédé génodique pour réduire la mortalité de la vigne et les pertes de production liées à l'ESCA et au BDA. Suite aux premiers essais réalisés en 2003 et 2004, et depuis la création de Genodics en 2008, nous avons accumulé des résultats sur des parcelles que nous suivons depuis 1 à 8 ans. A la fin 2016, 450 applications annuelles ont été réalisées, chez 95 vignerons et sur plus de 450 hectares, en Alsace, Champagne, Centre et Loire, Bordelais et Côtes du Rhône. Avec ce procédé, nous constatons une diminution très significative de l’impact de l'ESCA, qui se confirme d'année en année malgré les variations annuelles de l’expression de ces champignons. Depuis 8 ans, la baisse moyenne de la mortalité constatée est supérieure à 60 %, et elle dépasse même 90 % dans les meilleurs cas.

Les diagrammes ci-contre montrent l'évolution des taux de mortalité due à l'ESCA sur 32 parcelles, en 2013, avant et après l'utilisation du Procédé génodique. De 1 à 6 hectares, ces parcelles ont été choisies pour leur forte expression de l’ESCA, sur la plupart des cépages sensibles : Chardonnay, Chenin, Riesling, Cabernet Sauvignon... 
En 2013, sur les parcelles avec génodique, la baisse moyenne de la mortalité par l'ESCA était de 62 %, par rapport à leur moyenne de mortalité des 3 ou 4 années précédant l'installation
. En 2013, les parcelles qui ont reçu des protéodies depuis au moins trois ans ont eu une baisse moyenne de 67%, celles dont les diffusions ont débuté en 2012 de 61%, et celles débutées en 2013 de 45%.

Résistance au mildiou

De 2009 à 2011, plusieurs essais sur le mildiou ont été réalisés en Champagne et en Bourgogne. Pour ces années à pression faible, les résultats obtenus semblaient montrer, en diffusant des protéodies, une meilleure tolérance de la vigne au mildiou, la possibilité de réduire le nombre de traitements, une incidence sur le rendement, ainsi qu'une amélioration de l'expression de la vigne et de la qualité de son raisin.

Pour obtenir des résultats plus importants, notamment les années où la pression est forte, il faut pouvoir moduler l’usage des protéodies en fonction de la météo. La nouvelle P-Box de Genodics, programmable via Internet avec un ordinateur ou un smartphone, le permet. Une première application a été réalisée en 2016, et elle est renouvelée sur 5 parcelles de vigne en 2017.

Prévention des arrêts de fermentation en vinification

Le fait de rajouter des substances exogènes à la vigne, (sucres, stimulateurs de fermentation, levures sèches, vitamines, azote ammoniacal...), en préventif ou en curatif, est susceptible d’entraîner des modifications d'ordre organoleptique et une dénaturation de la typicité du vin. Pour éviter cela, des essais répétés depuis 2009 ont montré que la diffusion de protéodies dans les cuves ou barriques permet de  stimuler des enzymes spécifiques de la transformation du sucre en alcool
En février 2017, la stimulation de cinq citernes a aussi permis de  relancer des fermentations malolactiques qui s'étaient arrêtées, sans chauffage. Cette application sera réalisée sur un plus grand nombre de citernes l'hiver prochain.

Stimulation de la formation du voile "vin jaune"

Après la mise en fût ouvert, le contact du vin et de l'air déclenche la formation d'un voile de levures. Cette phase est critique car ce voile, qui permet au vin de s’enrichir en composés aromatiques complexes, a aussi un effet protecteur contre l’oxydation et la piqûre acétique. Si le voile ne se forme pas assez vite, alors le vin s'oxyde et son acidité volatile augmente. Pour éviter cela, une première application a été réalisée sur 16 barriques, avec diffusion de protéodies 20 minutes par jour pendant un mois. Elle a montré qu’il est possible de stimuler la multiplication de ces levures et de limiter ainsi les risques de dégradation du vin. Les analyses réalisées au cours des deux années suivantes ont aussi révélé que l’influence positive des protéodies sur les levures a eu des effets durables sur la qualité des vins (augmentation du taux d'éthanal et diminution des acides volatils).

Perspectives et développement de nouvelles applications

Les résultats des essais de réduction du mildiou sont transposables à la  réduction de l’oïdium, avec des protéodies et un protocole spécifiques.

Les résultats positifs déjà obtenus sur la  réduction du botrytis sur des plants de tomates indiquent qu’il est possible d’en faire de même sur la vigne. Depuis 3 ans, plusieurs essais ont donné des résultats intéressants. Il sont renouvelés chaque année.

Il est aussi possible de stimuler la résistance de la vigne au gel de printemps (jusqu'à - 2 ¨C), ou bien au stress hydrique en été. Suite aux "gelées noires" d'avril 2017, des essais de stimulation de métabolismes de la vigne sont mis en place à plusieurs endroits, pour aider la vigne à retrouver une vigueur suffisante.

Depuis 3 ans, des essais sur le  court-noué ont eu des résultats positifs (amélioration du rendement de la vigne).